|
| |
Généralités
Les ânes appartiennent, comme les chevaux, à
la famille des équidés. Cependant, du fait
de leurs particularités morphologiques, les
ânes domestiques sont plus aptes au bât et
à la traction. Ils rendent encore de très
nombreux services dans les pays où la
motorisation n'est pas développée. Après
une forte chute de la population asine dans
les pays industrialisés au cours du XXème
siècle, l'âne bénéficie d'un regain
d'intérêt et devient un animal domestique au
même titre que le chien ou le chat.
La baudet du Poitou
Le baudet du Poitou, cet âne hors du
commun par sa morphologie, son usage et son
histoire a bien failli disparaître à tout
jamais.
Depuis 1977, à partir des 44 individus
restants, les effectifs ont peu à peu été
remontés. Seulement, les origines de départ
étant peu variées et les éleveurs n'ayant
pas toujours prêté attention à ces
problèmes, il s'avère que la population des
baudets du Poitou présentent aujourd'hui une
consanguinité relativement élevée.
La mise en place du plan d'accouplement et le
suivi des conseils permettront d'augmenter la
variabilité génétique au sein de la
population et d'éliminer les risques de
dérive qui menaçaient les baudets du Poitou.
Cela demande cependant une implication de tous
les acteurs de la filière car les éleveurs
seuls ne pourront supporter ce programme.
En outre, d'autres mesures doivent être
envisagées afin de mener à bien la
sauvegarde de ce patrimoine génétique et
culturel. L'engouement actuel du public ne
doit pas cacher que les effectifs sont encore
trop faibles pour dire la race hors de danger.
La sauvegarde du baudet du Poitou demande
investissement, persévérance, rigueur et
innovation de la part de chacun.
Origine
L'origine du baudet du
Poitou est inconnue. On sait cependant que sa
réputation était grande dès le XVIIIème siècle
grâce aux extraordinaires mules qu'il produit
en croisement avec la jument poitevine mulassière.
Remarquables par leur format, leur sobriété
et leur endurance, ces hybrides trouvaient de
nombreux acheteurs à travers le monde. Cette
production fructueuse a fait la valeur du
baudet du Poitou. La race est d'ailleurs
consacrée en 1884 avec la création du
premier stud-book asin. Pour préserver leur
richesse, les étalonniers de la région de
MELLE prenaient garde à ce que leurs ânes
restent en stabulation, dans des atmosphères
confinées, et ne sortent que pour les
saillies. Les conséquences de ces conditions
d'élevage sur la santé des baudets se font
encore sentir, bien que les éleveurs
utilisent aujourd'hui des techniques plus
rationnelles. Malheureusement, le développement
de la mécanisation et la disparition des débouchés
économiques pendant les deux guerres
mondiales ont eu raison de cet élevage. En
1977, il ne restait plus que 44 animaux dans
le berceau de race. Un programme de sauvegarde
a, dès lors, été mis en place.
Sauvegarde
Depuis 1977, de
nombreuses actions ont été menées à
plusieurs niveaux pour sauvegarder le baudet
du Poitou :
- Sur le plan de la communication pour
mobiliser les professionnels et le
grand public
- Sur le plan de la gestion et la préservation
génétique,
- Sur le plan du recensement et de
l'identification du cheptel,
- Sur le plan de l'encadrement de la
production.
Ainsi, l'élevage de cette race a pu être
relancé et les effectifs remontent peu à
peu.
| |